Structure relais

Cette dénomination concerne la structure de terrain qui va faire le lien dans les phases initiales du transfert de technologie entre la structure détentrice du savoir-faire et les récepteurs de cette technologie sur le terrain (entrepreneurs, pool de bénéficiaires,..).

 

La version minimaliste se compose de deux personnes, un profil socio-économiste et un profil technologue. Cet embryon sera amené à s’étoffer au fur et à mesure de l’avancement des modalités de transfert (chargé de communication, spécialiste filière, développeur d’entreprise, expert commercialisation, designer) qui consolideront le pool d’expertise.

 

Elle facilitera le lien avec les autorités locales mais aussi avec les structures de formation professionnelle si existantes sur la zone, les grossistes, les revendeurs potentiels, les associations de développement actives sur la zone, les fournisseurs de matériaux,…

 

Elle participera à l’état des lieux de l’existant, l’analyse du contexte socio-énergétique, des expériences antérieures de diffusion (échecs ou succès), des opportunités (partenariat, secteur privé, dynamique locale,..).

 

Son rôle

Elle a un rôle de facilitateur, de préparation de missions d’appui, d’encadrement d’études spécifiques/enquêtes, d’organisation de réunions, de communication externe.

Après analyse de la filière destinée à produire et diffuser le futur équipement, elle définira les appuis nécessaires au fur et à mesure de l’avancée de la diffusion (formation, accompagnement, expertise, financement, études spécifiques, campagne promotionnelle, démarche de labellisation, ..).

C’est le point d’ancrage du projet de transfert. Elle assurera aussi toute la capitalisation des activités mises en œuvre (outils méthodologiques développés, fiches techniques, rapports techniques ou d’études diverses, ..).

 

Les écueils

On a identifié trois écueils majeurs :

  • une équipe peu expérimentée, mal implantée qui va ralentir le processus plutôt que le dynamiser. Une dizaine d’années d’expérience professionnelle est conseillée pour le représentant principal de ce type de structure surtout en phase initiale.
  • manque de moyens et de temps pour arriver jusqu’à la phase de prédiffusion (2 à 3 ans de travail). C’est l’étape la plus délicate, aussi la plus difficile à faire financer car les bailleurs classiques veulent du visible, rapidement, peu de structures sont suffisamment armées et solides pour accompagner cette première phase du transfert technologique.
  • la frilosité à faire du partenariat de compétences (et donc accepter la répartition de moyens financiers), une tendance à déborder de son domaine de compétence (élaboration du CDC des équipements, conception d’études, ..)

Planète Bois

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